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Sacré
Pietà, Couronne d’épines, Croix, Christ pensif. Le bois devient prière.
1950 — 2018 · in memoriam
« Le Michel-Ange de Bogdanówka »
Sculpteur du tilleul, de la pierre et du silence. Élevé dans les Beskides, formé à l’école Kenar de Zakopane et à l’Académie des beaux-arts de Varsovie — il choisit de revenir au pays natal, à Skomielna Czarna, pour y fixer dans la matière ce que les mots ne savent pas dire.
Dans l’histoire des hommes, tout ce qui touche à la souffrance trouve son chemin dans la peinture et la sculpture, où se fixe un fragment de la passion humaine.
Stanisław Trybała
Qui il était
Il travaillait le bois, la pierre et le métal — mais le tilleul fut son véritable médium.
D’un seul tronc de tilleul, il faisait surgir la Pietà, la Couronne d’épines, la Croix — ainsi que des nus féminins enlacés aux caisses de résonance des violons. Le poète Emil Biela les appelait des « sculptures-poèmes ». Sacré et profane, douleur et beauté — sous son ciseau, c’étaient les deux faces d’une même matière.
Il a orné l’intérieur d’églises à Skomielna Czarna, Kielce, Myszków, Rzepedź et Chrzanów. Il a exposé à Cracovie, à Varsovie, à Vienne et à Fribourg. Ses œuvres se trouvent dans des collections privées aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Autriche, en Italie, au Japon, en Chine et en Australie.
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Huit images issues de cycles différents — Pietà, Croix, Couronne d’épines, Violons, Torse. La galerie complète compte plus de cent photographies.
01
Pietà, Couronne d’épines, Croix, Christ pensif. Le bois devient prière.
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Hommage à l’anatomie de Michel-Ange. Une surface polie jusqu’à la soie.
03
Le corps féminin enlacé à la caisse de résonance — des « sculptures-poèmes ».
04
Chemins de croix, autels, vitraux. Stations en plein air autour de l’église natale.
28 février 2018
Après une longue maladie, il s’est éteint à l’âge de 68 ans. Inhumé au cimetière paroissial de Skomielna Czarna. Sa dernière grande œuvre fut le Chemin de Croix en plein air dévoilé un an plus tôt, qui ceint son église natale. Ce site existe pour que la trace demeure pour toujours.
L’homme derrière le ciseau